En paix avec soi même
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Le dressage met à jour une dépendance profonde et sans faille de l’esclave envers le Maitre. Le bonheur du Maitre est son bonheur. Que l’expression de l’autorité soit passive ou active, selon les temps et les circonstances, l’esclave ne peut vivre et s’épanouir sans l’autorité de son propriétaire.

Il est ainsi important de constater que certains couples évoluent au fil du temps dans ces notions de domination active ou passive. Certaines esclaves sont souvent punies lors du noviciat. Cette régularité des premiers mois change souvent avec les années.

Les punitions s’espacent alors que les séances se font plus régulières. Il existe des esclaves qui témoignent de la disparition des punitions au profit de séances plus dures qu’elles reçoivent comme autant de récompenses. Il existe des Maitres, pas ou peu sadique, qui dominent par petites touches, satisfaits du dressage réalisé, Ils utilisent leur esclaves simplement au fil du temps... Cette domination passive, comme coulant de source, se révèle souvent monotone à la longue. Il importe de veiller à ce que l'esclave se sache tenue régulièrement, il y va de son bien être.


Et ce n’est pas une question d’âge. Il existe des Maitres plus jeunes que leurs esclaves et inversement, c’est une question de choix initial et de maturité. Rien n’empêche un Maitre de trente ans de posséder une esclave de cinquante. Pour en avoir rencontré, leur épanouissement est patent. Je me souviens d’une belle esclave dans la cinquantaine qui se félicitait de son accouchement par césarienne. Elle m’expliqua, main dans la main, lors d’une promenade au cimetière du Père Lachaise, qu’elle avait conservé un vagin de jeune fille particulièrement étroit qui plaisait beaucoup à son jeune Maitre. Elle avait été longuement et durement dressée à l’étranger durant plus de vingt ans par un forestier du Cameroun. elle regrettait de ne pouvoir offrir le fist fucking à son Maitre. Elle était un peu perdue, ne sachant même pas comment prendre le métro. Elle circulait uniquement en taxi. Mais elle avait été solidement prise en main par ce jeune Maitre qu’elle avait rencontré dès son arrivée en France et dont elle ne cessait de vanter les mérites en me montrant les marques profondes de la cravache sur ses seins.

Le dressage d’une jeune novice est souvent plus long que pour une esclave qui a déjà eu l’occasion de vivre une vie de femme. La jeune novice progressera rapidement mais son développement intellectuel pourra engager au fil du temps le désir d’une autre vie qu’une vie d’esclave. Alors qu'une femme mature s'engagera plus sagement pour le long terme et pourra abandonner sa psyché plus profondément.

Ceci fait partie de l’engagement que de pouvoir être rompu lorsque l’esclave ou le Maitre se constatent en déséquilibre avec ce qu’Ils vivent et ce de manière profonde.

Cela fait partie de l’engagement que de pouvoir à un moment donné reconnaître s’être trompé et désirer autre chose que ce type de relation. Pouvoir en discuter librement, d’égal à égal est la chose à faire afin de préparer doucement le changement et/ou la séparation.

Il en est des Maitres et des esclaves comme des gens qui nous entourent. Ce n’est pas en se définissant comme tel que l’on est ce que l’on croit être.

Avant de s’engager à dresser une esclave, avant de s’engager à être dressée, il est bon que chacun s’interroge sur ses véritables motivations et sa nature. Il s’agit de bien se connaître, de s’accepter en soi même dans ce qui semble être l’ultime espace de liberté qui s’offre encore à nous aujourd’hui : notre intimité.