En paix avec soi même

La question des limites est aussi un sujet qui dépend de chacun des Maitres. Certains affirment qu’une esclave n’a pas de limites par définition. Au delà des affirmations péremptoires de généralités, sans valeurs ni fondements et source de méfiance, il semble important de noter que si l’esclave n’a pas de limites son Maitre en a forcément.

Et s’Il pense, avec une bonne dose d’ingénuité, ne pas en avoir, faisons confiance en la vie pour Lui montrer que toutes choses en ce monde (à part l’imagination, l’amour et l’inspiration) a des limites.

Agir avec mesure est une des clefs de la progression durable des actions engagées.

La variété incroyable des désirs des uns et des autres n'a, par nature, dans le stricte cadre du consentement, pas de limites. Il importe cependant de considérer que les limites sont celles du consentement initial. Certains Maitres aiment prêter leur esclave, d'autres affectionnent les stages de dressages intenses. La mise à disposition de l'esclave à un groupe pour être utilisée intensivement durant plusieurs jours avec juste ce qu’il faut de sommeil et de nourriture permet souvent de marquer la règle des limites. Ce sont, toujours avec des pénétrations protégées, des moments souvent très satisfaisants en terme de dépersonnalisation, d'ouverture et de progrès.

Lorsque le Maitre retrouve son esclave à l’issue de ces quelques jours, voire une semaine, le plaisir qu’Il aura a disposer d’une esclave éteinte d’avoir trop servie suffira à l’animer.

Si elle est parfaitement anéantie à elle même, Il pourra sans efforts et avec tendresse lui montrer par ce qu’il ressent combien Il est satisfait, lui offrant ainsi la paix d’être aux pieds de son Propriétaire dans le calme et l’abandon confiant de la vie à sa place.

Une esclave correctement anéantie à elle même peut évoquer une page blanche sur laquelle son Maitre grave sa vision encore et encore. La répétition fait partie intégrante de la discipline c’est ainsi que le Maitre affirme encore et encore son dressage, l’emprise totale qu’Il étend sur son esclave. Ainsi, sa volonté s'imprime profondément en se mélangeant de plus en plus à la psyché de l'esclave.

il importe cependant de ne pas idéaliser. La page blanche est un horizon et non une réalité. Avec douceur et persévérance les changements s'impriment et se gravent profondément.

L'esclave libérée d'elle même pourra ainsi servir son Propriétaire sans jamais réfléchir pour elle même. Toutes ses actions, le moindre de ses gestes, particulièrement ceux qui concernent l’entretien de son corps, sont motivés par la nécessité de prendre soin de ce qui appartient à son Maitre.

Il peut décider de vendre une esclave bien entendu puisqu’elle lui appartient. Il ne peut cependant pas vendre ou offrir une novice dont le dressage n’est pas encore accompli. Ce n’est qu’une fois le collier posé et porté, quelques mois ou quelques années, que l’esclave mature peut être vendue ou offerte.

Cependant, au delà de quelques harems, il est assez rare qu’une esclave change de propriétaire plusieurs fois au cours de sa vie. Dresser une esclave requiert beaucoup d’énergie, du temps et de l’argent.

L’entretenir, la modeler à son gout ne se fait pas, à de rares exceptions, à Ma connaissance, dans un but mercantile mais bien plutôt dans le but d’une vie harmonieuse et durable.

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Etre à l’écoute de son esclave c’est savoir l’écouter en étant pleinement présent, la ressentir et l’observer. Le chemin est délicat dans certain cas car les résistances à vaincre peuvent se révéler importantes. Et ce, malgré l’intensité du consentement initial.

Certaines femmes ou jeunes femmes peuvent révéler des traumatismes de l’enfance ou de l’adolescence que le dressage aidera à guérir ou tout du moins à apaiser. Nombreuses sont les esclaves qui en témoignent.

Se sentir appartenir à son Maitre procure une paix qui va croissant au fil du temps. Souvent éprouvé de manière gratifiante lors des premières semaines du dressage, ce ressenti évolue au gré de l’intensité des moments vécus. Il génère une confiance envers le Maitre qui sert grandement l’accomplissement de l’esclavage, la paix d’être soi même à sa place à ses pieds.

L’importance des conversations préalables au consentement est à l’appréciation du Maitre. Certains Maitres doux et exigeants sauront décrire ce qu’Ils attendent de leur esclave en fonction du dressage prévu. Ce Maitre saura expliquer clairement le comportement qu’Il mérite comme l’usage qu’Il fera de son esclave en fonction des circonstances de la vie.

Certains Maitres aiment une esclave active et travailleuse qui s’occupe de la maison comme d’elle même pour Lui et qui ne reste jamais inoccupée, d’autres préféreront une esclave plus absente à elle même et qui sera capable de passer de longues périodes entravée ou enfermée, simplement disponible.

Une esclave, nous l’avons bien dit, unifie son être autour de sa fonction de service dans la paix de ce qu’elle se sent être. Le masochisme de l’esclave est un talent pour un Maitre sadique qui, comme tous les talents que le Maitre décide de permettre à l’esclave, peut être amélioré et affiné. De la même manière l’esclave qui poursuit des études en apporte les résultats à son Maitre.

le Maitre prendra plaisir à se servir de son savoir, à l’occasion d’un voyage par exemple si l’esclave étudie l’histoire de l’art ou la langue étrangère du pays visité. Elle vivra tel qu’elle est, esclave au service de son Maitre, en paix. Si le Maitre est peu intéressé par l’utilisation des connaissances ou des compétences professionnelles de son esclave, Il collectera les revenus que ces savoirs et compétences généreront et les entretiendra.

Les conversations préalables au consentement induisent la discussion des rêgles générales qui n’ont pas besoin d’être des rêgles en tant que telle tant elles procèdent de l’évidence.

L’esclave appartient au Maitre qui lui offre sa liberté d’esclave, sa sécurité et la satisfaction de ses besoins fondamentaux. Le Maitre s’engage à dresser l’esclave afin de la modeler à son gout, elle devient par la grâce du dressage la propriété pleine et entière du Maitre qui en dispose comme bon lui semble.

L’esclave a le droit à l’écoute et le Maitre à le devoir de faire progresser son esclave selon les domaines et ou les talents qu’il a choisi.

Les stages de dressage à l’extérieur du lieu de vie sont toujours des moments marquants. Les esclaves qui ont la chance d’être dressées en groupe progressent souvent plus vite en ces occasions.

Certains centres offrent toutes les commodités de reconstitution de certaines époques ou de certains lieux. Les stagiaires peuvent y être placés régulièrement afin d’y être entretenus, ceci se révèle une bonne option si le Maitre doit s’absenter plusieurs semaines pour ses affaires par exemple.

A Ma connaissance les centres de dressage sont des événements ponctuels qui sont situés temporairement dans des lieux adaptés. Le centre de Roissy, décrit dans Histoire d’O, par exemple, n’existe pas en permanence. Cela dit, si cela manque, c’est que cela reste à faire...

Un Maitre sadique s’affirmera comme tel sans pour autant martyriser intensément sa novice dès les premières semaines. La maitrise de ses désirs est un des premiers atouts du Maitre.

Dans ce cas le masochisme de l’esclave est à développer calmement et doucement en toute liberté. Il est bon de veiller à ce que l’esclave n’y trouve pas d’autre satisfaction que celle d’être utilisée et entretenue par le Maitre. Une esclave masochiste sert un Maitre sadique mais ne peut pas se servir du sadisme du Maitre pour assouvir pour elle même, un désir personnel, masochiste, en l’occurrence.

Une femme masochiste n’a pas besoin d’être une esclave pour rencontrer un Dominateur sadique qui lui apportera la satisfaction de vivre ce qu’elle aime.