En paix avec soi même
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Nul n’entre en esclavage par amour et rares sont les couples entrés en relation D/s durable et harmonieuse par amour. Que l’amour se développe au fil de la relation D/s est un mouvement naturel empreint de simplicité. A l’inverse, une relation amoureuse aura plus de difficultés à épanouir une relation D/s. Le syndrome de la petite amie guette toujours ce couple qui souhaite transformer ce qui souvent est un simple jeu en mode de vie permanent.

La petite amie peut avoir cette tendance à dominer par le bas que l’on trouve quelques fois au début du dressage chez les novices. Dominer par le bas c’est jouer à l’esclave afin de se satisfaire de l’attention que le Maitre porte à son esclave. Il est important que chacun soit conscient de cela.


La motivation de vivre une relation D/s est un choix intime de soi par rapport à soi et non par rapport à l’autre. Ceci réclame une sincérité, une honnêteté reconnue, accepter et de fait, partagée. Personne ne peut devenir esclave ou Maitre par amour de son partenaire. C’est une erreur hélas souvent commise par l’Un comme par l’autre. A chacun d’en être conscient et de mesurer en lui même sa véritable motivation.

Cette motivation ne peut pas être l’expression d’une vengeance. Si vous en voulez aux femmes ou aux hommes, faites vous soigner avant toute forme de relation. Si vous êtes une Maitresse et que vous n’aimez pas les hommes, c’est la même chose, occupez vous de vous et de personne d’autres avant d’avoir pu réconcilier cette part de vous qui manque.

Si cette vengeance est comme une revanche à prendre envers vous même ce n’est pas non plus une solution acceptable. S’affirmer esclave ou Maitre n’est pas plus la solution à une piètre estime de soi. Que le dressage contribue à améliorer cette estime de vous même, certes, mais ce n’est pas le but premier et il faut en être conscient.
Si vous avez une mauvaise estime de vous même et que vous sentez tout de même que vous souhaitez vivre en esclavage, dites le au Maitre avec qui vous parlez lors des prémices de la rencontre. Si vous ne le lui dites pas, Il s’en apercevra rapidement.

Que vous ayez une petite ou une grande idée de vous même, ce qui est fondamentalement la même chose, cela signifie que vous vivez un peu à coté de vous même. Un Maitre ou une esclave n’est ni grand ni petit, il n’y a rien à prouver. Un Maitre n’est pas meilleur parce qu’il possède une ou plusieurs esclaves épanouies et en paix. De même il n’est pas moins bon parce que sa novice demeure un peu capricieuse quelques fois.

Un Maitre dirige, domine par nature en toute simplicité. Une esclave sert, obéit, danse, cuisine, chante, peint, décore la maison, se récite, écrit, s’embellie ou gagne de l’argent en toute simplicité.

Le dressage permet à la novice de se libérer de ses doutes et de ses questions par l’intégration de son être dans le présent. Il n’en est pas forcément de même pour le Maitre qui aura à analyser ses doutes et ses motivations afin d’en être conscient.

La voie du Maitre est comme celle de l’esclave, une voie de connaissance de soi. Il importe que le Maitre témoigne de la conscience qu’Il a de lui même auprès de son esclave. Certes sa nature s’exprime au gré du dressage, séances et continuité, mais il est toujours bon de formuler les choses qui sont là. C’est la fameuse formule « les choses vont sans dire mais cela va mieux en le disant ».

Le Maitre dispose de son esclave comme bon lui semble. A ce titre même l’esclave sexuelle la plus utilisée peut l’être aussi comme une oreille attentive. L’honnêteté du Maitre, sa sincérité à l’égard de lui même est le diamant sans cesse poli de la relation. Le ciment, la nécessité, la boussole de la découverte de soi et de la paix qui rayonne ainsi vers son esclave.