En paix avec soi même
Stacks Image 550

Globalement le dressage d’une esclave novice se déroule en quatre périodes plus ou moins distinctes.

  • L’approche : les discussions libres sur en soirées, sur internet, par téléphone et lors des premières rencontres font partie de l’approche. Elles permettent d’échanger sur une foule de sujets, de faire connaissance, de se raconter l’un l’autre, de partager ses attentes et ses besoins, ses désirs et son ressenti. La question n’est pas pourquoi mais comment..

  • La décision : c’est le moment de l’engagement envers la première période de dressage qui s’étale de une semaine à trois mois selon la nature du dressage envisagée.

  • L’engagement : l’engagement signe la période du noviciat qui peut durer de trois mois à deux ans selon la nature du lien

  • Le collier : la maturité de l’esclave est en voie d’accomplissement, elle a un propriétaire.


Le but du dressage, généralement fixé par le Maitre, est d'offrir la liberté à son esclave, la liberté d'être elle même, de vivre libérée de toutes les contraintes de la vie "indépendante" pour laquelle elle a, la plupart du temps, été conditionnée par la société normative dans laquelle nous vivons désormais.


Tous les couples diffèrent par nature et chacun peut aisément reconnaître que l'intimité reste avec l'imagination (quoique) l'un des derniers espaces de liberté aujourd'hui.


Ainsi chacun est à même de décider dans l'espace du couple ce qui est bon pour lui, de vivre comme Il et elle l'entend en plein consentement.


Que l'on ne s'y trompe pas, le consentement de l'esclave est de celui qui gommera par la suite toute notion de consentement au profit d'une dépendance, d'une liberté d'être soi totalement soumise aux désirs du Maitre.

En cela le Maitre se révèle propriétaire de l'esclave, ce qui représente sans aucun doute parmi les plus grandes responsabilités qui puisse être assumées en notre monde.




Stacks Image 551
Ce n'est pas le seul cas de circonstances choisies dans lesquelles une personne abandonne son "libre arbitre" au profit d'une autorité choisie. L'armée fournit un bon exemple, certaines organisations politiques ou économiques, certaines religions, (couvents ou congrégations traditionnelles par exemple), les démarches bouddhistes de réduction de l'ego ou bien encore les moyens utilisés par les alcooliques anonymes montrent que la liberté d'être soi s'exprime fort bien dans le choix de ne plus avoir de choix, de ne plus décider pour soi et par soi même.


C'est bien le consentement primordial et renouvelé par tacite reconduction qui permet à chacun de se vivre comme il l'entend lorsqu'il ou elle s'engage dans la voie d'une relation Maitre/esclave épanouissante.


Ce choix relève de l'intime et demeure même des années plus tard un choix, celui du consentement initial d'abandonner toute indépendance, toute autonomie. A ce titre, il demeure l'expression d'une liberté fondamentale de l'être.


Mais attention ce n'est pas pour des raisons politiques que le respect de Ceux et celles qui ont choisis de vivre Maitre/esclave s'impose. C'est bien pour des raisons de respect de la vie de chacun et de l'aptitude de l'être de pouvoir choisir pour lui même, sans nuire à celles et ceux qui l'entourent, de vivre comme Il ou elle le souhaite. Et ce n'est pas être un grand sorcier que d'affirmer que la paix du monde débute par la paix en soi même.


Et que l'on ne vienne pas mêler la morale à tout ça parce qu'il en est de la morale comme des prisons si cela servait vraiment à rendre les gens meilleurs les uns envers les autres dans leur aptitudes à vivre ensemble, cela ferait belle lurette que le monde serait devenu plus équitable et plus agréable à vivre.

Depuis le temps que la morale ou la prison prétend "améliorer" les individus dans leur capacité à vivre ensemble sans succès, voire souvent avec des résultats inverse aux buts affichés, il serait temps de faire preuve de lucidité et de répondre à la question du partage des ressources, des richesses comme des connaissances avec d'autres moyens adossés à une autre vision du monde.

Et que l'on ne vienne pas me dire que ces visions du monde, humanistes et partagées, n'existent pas : elles sont au coeur de chaque être humain. L'histoire (la mémoire) comme la sensibilité (le présent) en est pleine, ce n'est qu'une question de choix, de sensibilité et de respect de l'autre comme de soi...

Comme l’affirme le poête Paul Eluard : il y a un autre monde, il est dans celui çi

A l'intérieur de N/nous, libre d'être pleinement N/nous même.... Que ce soit aux pieds d'un Maitre ou debout, la laisse de l'esclave à la main...