En paix avec soi même
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Selon les circonstances du dressage l’esclave peut crier et pleurer beaucoup. Au Maitre d’apprécier les bienfaits des cris et des larmes tout en veillant à les faire s’épanouir dans le retour au calme que sa présence réconfortante sait produire.


Une esclave épuisée de douleur et de discipline révèle des trésors de paix et d’abandon une fois qu’elle est bien réconfortée, félicitée presque choyée et assurée par son Maitre de servir magnifiquement, épanouie dans sa juste nature.


Il est fréquent et salutaire qu’à un moment du dressage, lorsqu’elle ne s’appartient plus, lorsqu’enfin elle se constate profondément asservie, la novice déclenche une magistrale crise de larmes. C’est avec ces larmes qu’elle quitte définitivement son ancienne personnalité devenue enfin inutile, évaporée dans sa réalité d’esclave pleinement vécue et acceptée. Ce moment est une fête, marquée généralement par un cadeau. Si cette magnifique crise de larmes, profondes et inextinguibles, sont les premières, elles marquent la nécessité de lui poser son collier. Certains Maitres verront cette étape comme le moment où l’esclave brise enfin l’esprit de son ancien moi pour s’abandonner totalement vulnérable à son Maitre. C’est le signe d’une confiance accomplie.

Que l’on ne s’y trompe pas, anéantir l’ancienne personnalité de l’esclave novice n’est pas une chose aisée. Même dans le cas d’esclave désirant plus que tout être asservie totalement. Atteindre le noyau de la personnalité pour le vider de ce qu’il croit être n’est pas très facile. Pour certaines esclaves, ressentir certaines émotions comme la fragilité, la peine ou la honte par exemple est ce qui suffira à les faire fondre en larmes, à les briser pour les faire grandir.



Pour d’autres, une longue fessée, administrée avec différents instruments tels que la cravache, le paddle et la canne, montrera avec force et régularité l’humble place de l’esclave entre les mains de son Maitre.

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C’est bien lorsque la douleur et la chaleur sur la peau deviennent insupportables que l’esclave s’en remet entièrement à son Maitre. C’est dans ces instants là qu’elle reconnaît, ressent et accepte de tout son être qu’elle n’a plus aucun contrôle sur ce qu’elle est, sur ce qu’elle vit. L’esclave dans ce cas se trouve à une place en elle même qui peut se révéler assez effrayante, une place où elle n’a plus la moindre possibilité de contrôler ce qu’elle ressent et ce qu’elle vit.

Dès lors, dans ces instants, l’adrénaline, la douleur, la chaleur et les pensées, tout se mélange pour enfin lui offrir de capituler, de s’abandonner entièrement à son Maitre. Dans ces instants à elle se laisse enfin aller à crier et à pleurer de tout son être. C’est ainsi qu’elle reconnaît enfin que ce qui lui arrive n’est plus le résultat d’une de ses décisions ou d’un de ses choix. Ce qu’elle vit ne lui appartient plus. Son aptitude à décider est enfin rendue inutile. Il s’agit simplement pour elle, d’accepter de vivre enfin esclave.

Ce joyau du dressage représente généralement ce que souhaite le plus ardemment la novice qui à cet égard peut montrer une certaine impatience pour laquelle elle pourra être punie. Le Maitre sait que cet accomplissement est généralement atteint en fin de noviciat après de longs mois d’approche et de patience.


Le Maitre sait qu’ainsi est traduite l’une des formes de confiance les plus élevées qui puissent s’établir entre deux êtres consentants. L’esclave suppliciée se reconnaît enfin en elle même. elle accepte de montrer et d’exprimer sa nature profonde la plus vulnérable, la plus sensible, la plus fragile. C’est à cet instant que les larmes jaillissent librement en flot continu, que les mots sortent sans plus aucun contrôle.

A ce point crucial, le Maitre ne s’arrête pas. Il sait que c’est à partir de là qu’Il fait progresser son esclave jusqu’à ce que, avec la régularité des coups, les larmes et les cris s’épuisent d’eux même. Dans ces instants de grandes beauté, l’esclave n’a plus conscience de son ancien moi disparu, elle ne sait plus à quoi elle ressemble, ce qu’elle fait ou dit, ni même l’endroit où elle est. Elle est dans ces instants magiques, en elle même, à un endroit très fragile que peu de gens connaissent.

Elle est pleinement ouverte. Elle s’est donnée entièrement grâce au Maitre qui a su la briser. C’est ainsi qu’elle nait à elle même, enfin fidèle à ce qu’elle est : une esclave en voie d’accomplissement.

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Il y a une immense liberté à s’affranchir ainsi de soi pour son Maitre. Les esclaves en témoignent : ne plus se vivre soi dans son ancien soi enfin disparu, rendu vain et inutile, est une vraie libération.


L’esclave découvre qu’en elle une ouverture s’est produite qui n’était pas là auparavant. Cela représente une acceptation sans conditions, une conformation naturelle aux désirs du Maitre, une obéissance facile et spontanée, un instinct de servir en toutes circonstances et ce quel que soit ce que le Maitre ordonne. Cette étape signe la progression d’une relation Maitre esclave qui se vit alors plus profonde et plus forte que jamais. C’est un bon moment pour la féliciter.

Lorsqu’un Maitre félicite son esclave c’est à Lui qu’il adresse ses félicitations au travers elle. L’esclave mature se réjouie de la joie de son Maitre, d’être l’expression vivante et épanouie de son talent, de son engagement. Le Maitre, pour son plaisir, apprécie les progrès de son esclave et veille à son équilibre émotionnel dans la durée. Il sait que le dressage occasionne les résistances nécessaires à son bon déroulement. Il a confiance en sa patience et son aptitude à briser durablement les résistances de sa novice afin de la modeler à son service permanent.