En paix avec soi même
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Il est normal dans les premiers temps du dressage d’avoir à faire face à quelques résistances particulièrement en ce qui concerne les restrictions puis les disparitions de toute liberté d’initiative personnelle. Les restrictions de liberté comme celle d'utiliser la salle de bain, de se servir de l'ordinateur ou du téléphone sont de bons exercices. La liberté de faire ses besoins porte fermée est aussi a restreindre.

Certaines esclaves gardent longtemps les traces de l'obligation de demander la permission de se rendre aux toilettes ou celle de manger. Ce sont là d'excellents moyens d'asservissement à employer avec rigueur et constance.

Ces résistances sont de bons signes : elles signifient que les progrès du dressage sont en cours. A l’issue du dressage elle aura abandonné toute velléité, toute aptitude à choisir pour elle même. Sa liberté, celle de vivre telle qu’elle est, sera entièrement placée entre les mains de son Maitre. Les résistances sont les indices de la progression, elles jalonnent le parcours de l'abandon du soi de l'esclave au Maitre. La résistance vaincue montre combien le calme et la paix sont la vraie place de l'esclave abandonnée ouverte à sa place.

Le travail sur l’aptitude de l’esclave à choisir d’être fidèle à elle même, commence dans la reconnaissance intime de la valeur de l’esclavage et du dressage que lui offre le Maitre. Ce choix, de vivre en tant qu’esclave, est celui qui guidera sa progression vers son accomplissement.

L’esclave reconnaît, à l'aide du Maitre, dès les premiers temps, qu’elle choisi constamment entre sa propre liberté et son esclavage. Lorsqu'une difficulté ou une résistance apparait, elle se dit toujours au début : je vis en tant qu'esclave ou je vis en tant que femme indépendante ? La réponse vient d'elle même, toujours confirmée par le Maitre : tu es mon esclave et cela m'apporte la paix et le calme.

Ainsi, son être profond, celui qui est en jeu, fidèle à sa nature, libre des avis normatifs de la société, libre des projections faites par la famille ou le milieu social, libre en elle même de se reconnaître telle qu’elle se sent être, constate simplement que l’esclavage consenti est la vie qui lui permet d’être elle même.

Par ce choix, constamment rappelé, elle sait trouver ou conserver le Maitre qui la dresse afin qu’elle puisse vivre en paix et s’épanouir telle qu’Il le mérite.

C’est bien ce choix constant, de préférer vivre en tant qu’esclave qu’en tant que femme indépendante, qui guide ses premiers progrès d’esclave.

La route n’est pas toute droite, aucune route n’est droite à part celle des fantasmes pervers d’une société policée dont la représentation permanente ne conditionne ses sujets qu’au respect d’idéaux standards souvent répandus pour exploiter par la misère (toute forme de pénurie, sexuelle, intellectuelle, affective et financière), l’ignorance, la ruse ou la manipulation les plus faibles.

ici, ni ruse ni misère, il n'y a que la sincérité et le devoir partagé de respecter et de faire progresser l'engagement pris entre deux personnes libres et conscientes de leur choix.