En paix avec soi même
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Les cinq émotions primordiales :

La peur, qui pour l’enfant induit la prudence, est à manier avec précaution envers l’esclave. La peur de perdre son Maitre n’est pas la peur d’être martyrisée ou humiliée en public par exemple. Le Maitre saura rassurer son esclave dans le premier cas comme Il saura la féliciter de l’avoir surmonté dans le second.

La colère n’a pas à être réprimée au risque de se transformer en rage. La colère signe généralement le refus, elle est commune à la novice qui saura l’exprimer dans son journal par exemple. C’est une émotion rapide qui dure rarement plus de cinq minutes dans la mesure où elle est exprimée. Le Maitre punira son esclave pour n’avoir pas su accepter ou formuler différemment son refus. Il pourra cependant la féliciter pour son aptitude à l’exprimer, puis après l’avoir punie pourra discuter avec elle afin d’analyser dans son contexte les bénéfices de l’acceptation. La colère est ainsi, toujours une excellente occasion d’affirmer et de confirmer le consentement comme la nature de l’engagement initial. Une séance de dressage corporel est aussi un bon moyen de transformer la colère en paix. Il n’est pas rare que l‘ego d’une jeune esclave cherche à conserver son pouvoir dans les premiers temps du dressage. Ces colères peuvent se révéler assez désagréables à vivre et à punir, elles sont cependant de bons signes de progrès, les témoins de la bonne direction du dressage.

C’est bien là que les résistances au dressage sont des indices de progrès, elles montrent que le dressage est en bonne voie.

L’envie est l’émotion du désir. L’esclave vit dans le désir de servir et de plaire à son Maitre. Ce désir ne doit pas prendre la pas sur la satisfaction. Si elle a été correctement dépersonnalisée le Maitre aura pris soin de faire renaitre le désir de prendre soin d’elle même et de son corps pour Lui. Si elle ne peut plus s’exprimer correctement, le Maitre veillera à borner son activité au service domestique et sexuel en veillant à l’entretenir régulièrement.

La peine ou la tristesse peut exprimer le deuil. C’est une émotion très belle qui s’exprime souvent par les larmes. La novice est sujette à la peine lorsqu’elle constate qu’elle quitte son ancien moi, lorsqu’elle grandi en elle même dans sa nature d’esclave et qu’elle identifie sainement ce qu’elle perd à jamais. La peine mérite toute l’attention et la tendresse du Maitre. Les larmes versées en ces occasions sont autant de cadeaux dignes d’un diamantaire d’Anvers que le Maitre apprécie.

La tristesse, est aussi comme la colère, un excellent indice d’une bonne progression du dressage. Elle ne doit pas s’installer mais laisser place à la joie naturelle de se sentir appartenir au Maitre.

L’amour enfin est plus qu’une émotion. L’amour sert la dévotion de l’esclave envers son Maitre. L’amour comme toute les émotions doit être formulé et si le Maitre en ressent le besoin, complimenté. C’est aussi un réservoir de création ou de créativité incomparable, une source de paix qui ne tarit jamais. C’est avec le besoin de structure (emploi du temps, entretient du dressage), un des besoins de l’esclave liés à la reconnaissance de chacun au sein du couple Maitre esclave. Sans oublier que c’est une émotion réversible : l’amour exprimé ou non est relié à l’amour de soi.

La tenue d’un journal est une obligation pour l’esclave novice. Chaque jour elle y note ses réflexions à l’égard des progrès de son dressage, les souhaits d’amélioration. Ce journal, propriété du Maitre, est accessible en toute circonstance. Aujourd’hui, à l’heure d’internet, il est bon que ce journal se fasse sous la forme d’un blog si l’esclave peut accéder quotidiennement au web.

Concernant les émotions ressenties par l’esclave, celle ci en fait part au Maitre si elle en a la possibilité. Si elle n’en a pas le droit ou l’aptitude, si elle n’en a pas la possibilité (le maitre est absent, occupé ou les circonstances ne le permettent pas) le journal en sera le recueil. Elle écrira ce qu’elle ressent de la façon la plus précise dans la perspective du meilleur épanouissement possible de sa nature d’esclave. Une émotion, quelque soit sa nature doit pouvoir être exprimée. Un Maitre qui refuse d’écouter les émotions de son esclave ne pourra pas la dresser dans la durée.

Une esclave novice montrera souvent des difficultés à exprimer pleinement ce qu’elle ressent. C’est bien au cours des conversations des premiers mois que le Maitre offre à son esclave de se dévoiler entièrement face à Lui.


Patiemment, comme Lui se dévoile aussi au fur et à mesure du dressage, elle apprend à ne plus rien cacher de ce qu’elle ressent. elle peut éprouver un choc important le jour où elle se constate ouverte et sans mystère face au Maitre. Pour une majorité de novices ceci représente un moment essentiel du dressage.

Se montrer ainsi émotive et fragile, sans plus de secrets, formuler enfin ce qui a toujours été gardé au fond de soi, se dire et se livrer sans fard à son Maitre permet à l’esclave de vivre telle qu’elle est : vulnérable, obéissante, sincère et honnête, intérieurement nue.

Ces moments de vie montrent la confiance remarquable qui unit le Maitre et son esclave. Il n’y a plus rien en elle que le Maitre ne puisse pas contrôler. Un tel niveau de confiance se traduit par le plaisir de servir et d’obéir en toutes circonstances. Là est la source de la paix du couple. La tenue du journal intime montre souvent ce plaisir d’être esclave, de se vivre enfin perçue dans sa totalité d’être soi.

La route n’est pas facile, l’esclave pourra vivre des moments très inconfortable le jour où son Maitre lui demande d’exprimer vraiment ce qu’elle ressent ou ce qu’elle a ressenti à certains moments de son histoire personnelle. La capacité d’écoute du Maitre est liée à sa vision, à la confiance qu’Il ressent à l’égard du dressage en cours de cette novice qu’Il ouvre au fur et à mesure afin de l’épanouir.



C’est bien ainsi, en disposant en permanence d’un contrôle sur l’intimité de son esclave, qu’Il s’assure que ses besoins primordiaux sont satisfaits comme il se doit. Grâce à cette confiance l’esclave est certaine de ne pas être blessée, elle peut s’abandonner totalement à l’obéissance et au service, fidèle à sa nature, fidèle au choix initial d’entrer en esclavage au service du Maitre.

Nous sommes des êtres humains, sensibles et créateurs et l’émotion fait partie de nous. Il est inutile de punir son esclave lors de chaque résistance. Le Maitre punit son esclave pour une faute et l’aide à corriger ses erreurs en lui permettant de réfléchir et d’intégrer les bienfaits du lâcher prise et de l’abandon de l’ego au profit de la paix de la confiante obéissance de l’esclavage.

Cela dit, certaines esclaves ont besoin d’être martyrisées longuement et régulièrement afin de naitre et de vivre en elle même en paix. C’est bien l’attention du Maitre à l’égard des progrès accomplis qui permettra de doser les périodes d’écoute, de conversation et de sévices.